samedi

création 2011 - 2012 : Où vont les sentiments quand ils disparaissent ?

Résidence d'écriture
« Quand on n’a pas de mots pour dire les choses, on en fait des histoires. C’est comme ça, depuis la nuit des temps. » Alessandro Baricco

Deux archéologues du sentiment amoureux partent à la recherche de traces dans la ville. Leur terrain d’investigation : les façades de bâtiments et de maisons de ville qu’ils explorent à l’aide d’un échafaudage. Leur but est de reconstituer scientifiquement les histoires d’amour passées en étudiant les traces laissées sur les murs, portes, volets, fenêtres… Car les murs sont bavards, ils se souviennent de nos vies passées.
Les archéologues redonnent vie à ces histoires et montrent comment les souvenirs amoureux s’accumulent, se sédimentent et nous construisent.

Au cours de leurs recherches, ils embarquent malgré eux un musicien de rue, un passant et un habitant de la maison qu’ils explorent. Au fil de ces rencontres, la reconstitution se fait de plus en plus délirante et la démarche de moins en moins scientifique. Tout déborde, y compris leurs propres histoires d’amour, jusqu’au lâcher final de sentiments.


Premières expérimentations sur échafaudage
Adieu Cra-Mahé, on a du vider les lieux en 4 jours ! Nous voilà installés provisoirement à Andilly (Merci Dominique !), dans une ancienne bergerie.
Et c'est sous le hangard de la ferme que nous avons effectué nos premières expérimentations sur échafaudage, pour notre prochaine création : "Où vont les sentiments quand ils disparaissent ?", avec Angèle et Guillaume.
Pour voir les photos cliquer ici.

jeudi

Françoise Guillaumond, lauréate du fond Maif éducation pour le Poitou Charentes


Le projet "Où vont les sentiments quand ils disparaissent ?" a reçu le prix du "Fond Maif pour l'éducation".
La remise de ce prix a eu lieu à Niort, le mardi 8 novembre 2011.
L'émotion était si grande que la photo en est restée toute floue !

mercredi

Ateliers autour de la création : "Où vont les sentiments quand ils disparaissent ?" à la Vague Bleue


Depuis le mois de septembre des ateliers théâtre et écriture sur la thématique de la prochaine création : "Où vont les sentiments quand ils disparaissent ?" se sont déroulés à La vague bleue, centre d'accueil pour adultes handicapés, à Saint Martin de Ré.

"Avec Angèle on a passé le pont. On s'est perdues plusieurs fois, mais on a toujours fini par retrouver le chemin. Ils étaient là : Patrick, Charlène, Alexis, Alix, France, Bernard, Laurent, Christophe et les autres. Ils nous attendaient avec des sourires énormes et des bouilles ravies.
L'amour ! ah l'amour ! on s'en est raconté de bonnes ! Et qu'est-ce qu'on a ri ! Une belle leçon d'humanité.
Bien sûr qu'on va les saisir leurs mots d'amour et quand on jouera sur l'Ile de Ré, ils vont dégringoler du ciel avec tous les autres, ceux qu'on aura collectés auprès d'un maximum de gens, comme un feu d'artifice, dans un grand lâcher de sentiments.
D'ailleurs on s'est donné rendez-vous, pour ce jour là."
Françoise

Ateliers autour de la création : "Où vont les sentiments quand ils disparaissent ?" à la prison de Saint Martin de Ré

Depuis le mois d'avril, des ateliers théâtre et écriture sur la thématique du prochain spectacle de la Compagnie sont également proposés à la prison de Saint Martin de Ré.
Une création originale "Quo vadis ?" est en train de voir le jour à partir des écrits des participants mis en forme par La baleine-cargo.
Représentation prévue le 9 décembre à 16h00 dans la salle de théâtre de la prison.

Extraits
"- Dans le fond on aurait du faire un spectacle sur les sentiments. Ça c’est du lourd. On en aurait à dire des choses… Où est-ce qu’ils sont quand ils s’en vont ?
-
C’est pas facile l’amour. Quelque chose qui marche bien. Juste un petit peu plus sur cette terre. Juste un petit peu plus.
- L’amour bordel ! l’amour.

- Oui je sais l’amour (
Il fouille ses poches). J’ai beau chercher. Non je trouve pas.
- Elle m’aime, elle m’aime pas… elle m’aime, elle m’aime pas…
"

"- J’ai voyagé, visité plein de pays, rencontré un tas de peuples. J’ai parfois parlé leurs langues. Et je t’ai rencontrée. Je t’ai tout donné, sauf l’essentiel. Je n’avais pas compris qu’il te manquait ce petit rien qui aurait fait la différence. L’on ne reconnait le bonheur qu’au bruit qu’il fait quand il s’en va. Si j’avais su trouver les mots, je t’aurais dit que je t’aimais.

- Ben moi si j’avais trouvé les mots, je lui aurais dit qu’elle était conne. Je lui aurais dit qu’elle était moche. Je lui aurais dit combien elle craignait. Je lui aurais dit qu’elle m’avait gâché la vie..."