Joël Pommerat
« Le théâtre reste un des derniers endroits où les gens se réunissent pour échanger quelque chose qui ne soit pas marchandise. Sans écran, sans média. Collectivement et sans perdre le sens de l’individualité. Un lieu où on n’expose pas un produit fini mais où le spectateur vit une expérience intime. » Adel Hakim (metteur en scène)
jeudi
Notations de novembre 2008
"On n'a pas besoin de grands sujets, c'est déjà tellement énorme le vivant."
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5. Carnets de compagnie
mercredi
Notations d'octobre 2008
"Voilà ce que je crois : le théâtre, la poésie, c'est essentiel mais ça n'est pas grave. Que l'oeuvre importe ne devrait surtout pas nous conduire à faire les importants. A jouer les importants."
In Quel théâtre pour aujourd'hui ?, de Jean-Pierre Siméon
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mardi
Notations de septembre 2008
" Entre le personnage qui s'agite en moi quand, acteur, j'avance sur scène et celui que je suis quand j'avance dans la réalité, il y a une différence de degrés, mais au profit de la réalité théâtrale.
Quand je vis je ne me sens pas vivre. Mais quand je joue c'est là que je me sens exister.
Qu'est-ce qui m'empêcherait de croire au rêve du théâtre quand je crois au rêve de la réalité ? Quand je rêve je fais quelque chose et au théâtre je fais quelque chose.
Les évènements du rêve conduit par ma conscience profonde m'apprennent le sens des évènements de la veille où la fatalité toute nue me conduit.
Or le théâtre est comme une grande veille où c'est moi qui conduis la fatalité."
Quand je vis je ne me sens pas vivre. Mais quand je joue c'est là que je me sens exister.
Qu'est-ce qui m'empêcherait de croire au rêve du théâtre quand je crois au rêve de la réalité ? Quand je rêve je fais quelque chose et au théâtre je fais quelque chose.
Les évènements du rêve conduit par ma conscience profonde m'apprennent le sens des évènements de la veille où la fatalité toute nue me conduit.
Or le théâtre est comme une grande veille où c'est moi qui conduis la fatalité."
In Le théâtre et son double, Antonin Artaud, Essais.
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lundi
Notations de août 2008
"On doit en finir avec cette idée des chefs-d'oeuvre réservés à une soit-disant élite, et que la foule ne comprend pas ; et se dire qu'il n'y a pas dans l'esprit de quartier réservé comme il y en a pour les rapprochements sexuels clandestins. Les chefs-d'oeuvre du passé sont bons pour le passé : ils ne sont pas bons pour nous. Nous avons le droit de dire ce qui a été dit et même ce qui n'a pas été dit d'une façon qui nous appartienne, qui soit immédiate, directe, réponde aux façons de sentir actuelles, et que tout le monde comprendra."
In Le théâtre et son double, de Antonin Artaud, Folio Essais
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